News

De bonnes nouvelles pour les exploitants de parcs éoliens : Les vents soufflent plus fort à l’échelle mondiale

La vitesse moyenne des vents terrestres dans le monde a augmenté : de 3,13 mètres par seconde en 2010, elle est passée à 3,30 mètres par seconde en 2017, selon les chercheurs du groupe du professeur Zhenzhong Zeng de l’Université de Princeton (New Jersey, USA).

La vitesse du vent était en diminution entre 1980 à 2010 mais la tendance vient de s’inverser. Une évolution que l’équipe de chercheurs attribue à certaines interactions entre les océans et l’atmosphère, comme on peut le lire dans la revue "Nature Climate Change".

Une augmentation supérieure à la moyenne, de 22%, a même été établie en Europe pour 2010 à 2017. Photo: Pat Mueller/Pixabay
Une augmentation supérieure à la moyenne, de 22%, a même été établie en Europe pour 2010 à 2017. Photo: Pat Mueller/Pixabay

Des données provenant de plus de 1400 stations météorologiques
 
Le prof. Zeng et ses collègues ont analysé les données de plus de 1400 stations météorologiques de 1978 à 2017, principalement dans les latitudes tempérées de l’hémisphère nord. Alors que l’inversion de la tendance à l’échelle mondiale s’est produite en 2010, les points d’inflexion calculés se situent en 2001 en Asie, en 2003 en Europe et en 2012 en Amérique du Nord.

La force et la température des courants océaniques changent constamment au cours des décennies. Elles influencent également les températures de l’air à la surface de la mer et donc les différences de pression atmosphérique qui provoquent le vent.

Les chercheurs réunis autour de Zeng ont examiné 21 interactions océan-atmosphère de ce type et ont découvert que trois d’entre elles peuvent expliquer en grande partie les changements de vitesse des vents : l’oscillation nord-atlantique (rapports de pression entre l’anticyclone des Açores et la dépression d’Islande) pour l’Europe, l’oscillation décennale du Pacifique pour l’Asie et l’indice de l’Atlantique tropical du nord pour l’Amérique du Nord.

Croissance de 17 % de l’énergie éolienne exploitable
Selon les calculs de Zeng et de ses collègues, l’augmentation de la vitesse moyenne du vent de 2010 à 2017 a entraîné une augmentation de 17% de l’énergie éolienne potentiellement exploitable. Une augmentation supérieure à la moyenne, de 22%, a même été établie en Europe pour la même période.

Traduction: Suisse Eole, source : Keystone SDA

Tags

Acceptance, Économie/finance, Environnement, International, Politique énergétique, Protection de la nature, Technique