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Une étude le confirme : partout les infrasons font partie de notre environnement quotidien

Fin février, l’Office de l’environnement, des mesures et de la protection de la nature du Bade-Wurtemberg (LUBW) a publié un rapport sur les bruits basses fréquences, y compris les infrasons produits par les éoliennes et d’autres sources („Tieffrequente Geräusche inklusive Infraschall von Windkraftanlagen und anderen Quellen“). Ce rapport conclut que des infrasons sont produits par un grand nombre de sources naturelles et techniques différentes. Ils font partie intégrante de notre environnement quotidien, où que l’on se trouve.

Les éoliennes n’apportent pas de contribution notable à cet égard. Le niveau d’infrasons dû aux éoliennes se situe bien en dessous du seuil de perception par l’homme. Or, il n’y a pas de preuves scientifiques d’un impact préjudiciable dans cette plage sonore. Même dans la gamme des sons audibles émis par une éolienne, il n’y a pas à craindre de répercussions nuisibles sur l’environnement lorsqu’on respecte les normes légales et techniques fixées pour la planification et l’autorisation de l’installation.

L’étude a montré : les mesures précises effectuées établissent que de nombreuses sources techniques de la vie de tous les jours produisent beaucoup plus de bruits basses fréquences et d’infrasons que les éoliennes.
L’étude a montré : les mesures précises effectuées établissent que de nombreuses sources techniques de la vie de tous les jours produisent beaucoup plus de bruits basses fréquences et d’infrasons que les éoliennes.

Une étude sur deux ans
Entre 2013 et 2015, le LUBW a étudié des sons basses fréquences, y compris des infrasons, dans l’environnement d’éoliennes modernes. En outre, il a procédé à de nombreuses mesures sur le trafic routier, dans les ménages ainsi que dans des environnements urbains et ruraux. „L’objectif de ce vaste projet de mesure était d’obtenir une large base de données sur les infrasons et les bruits basses fréquences provenant de sources différentes. Notre intention était d’objectiver le débat sur les ondes sonores des installations éoliennes“, précise Margareta Barth, la présidente du LUBW.

Des infrasons produits par le vent lui-même
Ces mesures ont par exemple montré que le niveau d’infrasons aux environs des éoliennes se situe déjà bien en dessous du seuil de perception humaine dans une zone proche située entre 150 et 300 mètres. Lorsqu’on met en marche une éolienne, le niveau d’infrasons mesuré n’augmente pas de manière notable à une distance de 700 mètres. L’étude confirme donc le fait que les infrasons sont essentiellement produits par le vent et pas par le fonctionnement de l’installation.

En outre, des mesures effectuées dans un environnement rural dépourvu d’éoliennes montrent que les éoliennes ne représentent pas des sources d’infrasons importantes pour l’être humain. On y a mesuré des niveaux d’infrasons comparables à ceux qui avaient été évalués aux environs d’éoliennes.

De nombreuses sources techniques quotidiennes
Par ailleurs, les mesures précises effectuées établissent que de nombreuses sources techniques de la vie de tous les jours produisent beaucoup plus de bruits basses fréquences et d’infrasons que les éoliennes. On a par exemple mesuré un niveau d’infrasons parfois plus élevé près d’appareils ménagers ordinaires comme une machine à laver ou un chauffage à mazout qu’à 300 mètres d’une éolienne.

Rapport „Tieffrequente Geräusche inklusive Infraschall von Windkraftanlagen und anderen Quellen“ (en allemand) >>


Source :Ministerium für Umwelt, Klima und Energiewirtschaft Baden-Württemberg


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Acceptance, Environnement, International, Recherche