Questions fréquentes

Les éoliennes sont-elles adaptées aux paysages suisses ?

L’acceptation populaire de l’énergie éolienne dépend très fortement de l’appréciation esthétique d’une éolienne ou d’un parc éolien une fois intégré à son environnement paysager. Cette notion est éminemment subjective, et de manière générale, l’appréciation sera favorable chez des personnes sensibilisées aux problèmes environnementaux, à la modernité, au progrès et à la mise en œuvre concrète du développement durable.
Le concept éolien élaboré en collaboration avec les organisations environnementales montre que la Suisse possède des sites propices, ce dont même les milieux de la protection de la nature et des paysages sont convaincus. En effet, les éoliennes ne sont pas implantées dans des paysages vierges. Le site du Gütsch, au-dessus d’Andermatt, avait par exemple été utilisé par l’armée et se situe à proximité d’une remontée mécanique. Les éoliennes du Valais se trouvent au voisinage immédiat du chemin de fer, de l’autoroute et d’une ligne à haute tension. Enfin, une fois parvenues au terme de leur durée, les éoliennes peuvent être démontées sans laisser de trace.
Les cantons sont responsables du développement coordonné de l’énergie éolienne et ont leur mot à dire dans la délivrance de permis, au même titre que les communes. La procédure d’autorisation en trois étapes – plan directeur cantonal, plan d’affectation communal, permis de construire – garantit le respect des paysages.
En outre, il est possible de limiter l’aspect visuel des éoliennes par diverses mesures, notamment en évitant de construire une infrastructure routière inutile et en enterrant les lignes électriques.